Les parasites externes sont parmi les ennemis les plus courants de nos animaux de compagnie. Puces, tiques et moustiques ne se contentent pas de provoquer des démangeaisons : ils peuvent transmettre des maladies graves, parfois mortelles, à vos chiens et chats. Reconnaître leur présence et adopter les bons réflexes de prévention est essentiel.

SOMMAIRE
- 1 Les puces : un parasite omniprésent et difficile à éliminer
- 2 Les moustiques : un vecteur de maladies trop souvent sous-estimé
- 3 Les tiques : un danger saisonnier mais présent toute l'année
- 4 Quand consulter en urgence vétérinaire ?
- 5 Vétérinaires 2 Toute Urgence : présents 7j/7, nuits, week-ends et jours fériés
- 6 QUE FAIRE EN CAS D'URGENCE VÉTÉRINAIRE ?
- 7 Nos cliniques vétérinaires de garde
Les puces : un parasite omniprésent et difficile à éliminer
Comment les reconnaître ?
La puce (Ctenocephalides felis pour la puce du chat, la plus fréquente chez le chien aussi) est un insecte brun-roux de 1 à 3 mm, sans ailes mais capable de sauter jusqu’à 30 cm. Elle n’est pas toujours facile à observer directement sur l’animal. En revanche, ses déjections sont un indice fiable : de minuscules crottes noires dans le pelage qui, posées sur un papier humide, laissent une tache rouge-brun (sang digéré).
Les signes d’infestation
- Grattage intense et répété, surtout à la base de la queue, au ventre et au niveau du cou
- Présence de petits points noirs dans le pelage (déjections)
- Zones de pelage clairsemé ou rougeurs cutanées
- Agitation, mordillements
- Pâleur des muqueuses et apathie chez les chiots ou chatons (anémie par spoliation sanguine en cas d’infestation massive)
Maladies transmises par les puces
Dermatite allergique aux piqûres de puces (DAPP) : une seule piqûre peut déclencher une réaction allergique sévère chez les animaux sensibilisés souffrant de prurit intense, de lésions cutanées et de perte de poils.
Dipylidiose : petits vers plats (Dipylidium caninum) ressemblant à des grains de riz, pouvant être observés dans les selles ou aux marges de l’anus. La transmission se fait quand l’animal ingère une puce infestée
Mycoplasmose anciennement appelée Hémobartonellose (Mycoplasma haemofelis), maladie grave du chat transmise par les puces pouvant être responsable dans certains cas d’anémie hémolytique grave (destruction des globules rouges par le système immunitaire)
Traitement et environnement
Traiter uniquement l’animal ne suffit pas : 95 % des puces se trouvent dans l’environnement (literie, moquette, canapé, fissures du parquet), pas sur l’animal. Un traitement incomplet entraîne systématiquement une réinfestation.
- Traitez tous les animaux du foyer simultanément
- Aspirez intensivement et traitez l’environnement avec un insecticide et un régulateur de croissance (IGR)
- Lavez à 60 °C les litières, couvertures et coussins
- Recommencez le traitement environnemental 3 semaines plus tard pour éliminer les larves écloses
💡 Un traitement antiparasitaire externe régulier (mensuel pour la plupart des produits, même en hiver !) est le seul moyen efficace de prévenir les infestations à puces. Demandez conseil à votre vétérinaire pour choisir le produit adapté à l’espèce et au poids de votre animal.
Les moustiques : un vecteur de maladies trop souvent sous-estimé
La dirofilariose (ver du cœur)
La dirofilariose est une maladie parasitaire transmise par la piqûre de moustiques infectés. Le parasite responsable, Dirofilaria immitis, se développe dans le cœur et les vaisseaux pulmonaires du chien, provoquant une insuffisance cardiaque progressive.
Longtemps cantonnée au pourtour méditerranéen et au Proche-Orient, elle progresse vers le nord de la France avec le réchauffement climatique. Elle est mortelle sans traitement, et le traitement lui-même est complexe et risqué une fois la maladie installée. La prévention est donc absolument prioritaire.
- Symptômes : toux chronique, fatigue à l’effort, difficultés respiratoires, amaigrissement, saignements de nez ou pulmonaires, distension abdominale (accumulation de liquide dans l’abdomen)
- Prévention : traitement préventif mensuel (antiparasitaire interne spécifique) prescrit par votre vétérinaire, surtout si vous résidez dans ou voyagez vers une zone à risque (Sud de la France, bassin méditerranéen, zones tropicales)
La leishmaniose
Transmise par la piqûre d’un phlébotome (minuscule moucheron piqueur, souvent invisible à l’œil nu, de la famille des moustiques), la leishmaniose est une maladie grave qui touche principalement les chiens. Elle est endémique dans le Sud de la France et progresse vers le Nord. Des traitements existent et peuvent permettre une rémission clinique mais n’empêchent généralement pas le portage chronique, ce qui peut entraîner des rechutes et une perpétuation de la transmission de la maladie.
- Symptômes : perte de poids progressive, pelage terne, croûtes autour des yeux, du museau, au niveau des oreilles et des membres, ongles trop longs, insuffisance rénale, augmentation de la taille des nœuds lymphatiques (ganglions)
- Prévention : répulsifs anti-phlébotomes (colliers, pipettes spécifiques), éviter les sorties au crépuscule et à l’aube (période d’activité maximale), vaccination disponible
💡 Si vous voyagez avec votre chien dans le Sud de la France, en Espagne, en Italie ou dans les pays méditerranéens, demandez à votre vétérinaire une protection spécifique contre les phlébotomes et la dirofilariose avant le départ.
Les tiques : un danger saisonnier mais présent toute l'année
Où et quand les rencontre-t-on ?
Les tiques sont des acariens qui se postent sur les herbes hautes et les fougères en attendant un hôte. Contrairement aux idées reçues, elles ne tombent pas des arbres. Elles sont actives dès 5-7 °C, ce qui signifie qu’en France, la période à risque s’étend de mars à novembre, avec des pics au printemps et en automne. Forêts, prairies, jardins et bords de chemins sont des zones à surveiller.
Comment retirer une tique correctement ?
C’est l’un des gestes les plus importants à maîtriser. Une tique mal retirée (corps écrasé, tête restée dans la peau) multiplie le risque de transmission de maladies.
- Utilisez un crochet à tique (tire-tique) — jamais une pince à épiler, et surtout pas de l’alcool, de l’éther ou de l’huile
- Placez le crochet à la base de la tique, à ras de la peau
- Tournez doucement dans le sens anti-horaire pour dévisser la tique
- Ne tirez pas : faites uniquement un mouvement rotatif
- Désinfectez la zone avec un antiseptique
- Conservez la tique dans un flacon pour une éventuelle analyse si des symptômes apparaissent
Maladies transmises par les tiques
- Piroplasmose (babésiose) : urgence vétérinaire grave, destruction des globules rouges et des plaquettes, fièvre brutale, +/- urines foncées (dans 50% des cas), grande faiblesse, anémie. Mortelle sans traitement rapide
- Maladie de Lyme (borréliose) : peu fréquente (seuls 5-10% des chiens infectés vont développer des symptômes contrairement à l’homme – peu de données chez le chat) boiterie, fièvre, fatigue chronique, atteinte rénale (néphrite à Lyme, rare, touche 1 à 5% des chiens infectés)
- Ehrlichiose – forme aigue : infection bactérienne entraînant fièvre, perte de poids, troubles de la coagulation (saignements de nez, hématomes, selles noires…), parfois troubles neurologiques.
- Forme chronique (plus rare) : diminution de la production des cellules sanguines par la moelle, problèmes oculaires (uvéite), musculaires (polymyosite), vascularite, problèmes rénaux (glomérulonéphrite)
- Anaplasmose :symptômes proches de l’ehrlichiose avec parfois des boiteries
🚨 Un chien fiévreux, abattu ou dont les urines sont rouge-brun dans les jours qui suivent une balade en zone boisée doit être vu en urgence : c’est le tableau typique d’une piroplasmose.
Prévention anti-tiques
- Traitement antiparasitaire externe régulier (pipettes, colliers, comprimés) — votre vétérinaire vous conseillera le produit le plus adapté
- Inspection systématique du pelage après chaque balade en zone à risque (entre les doigts, dans les oreilles, sous les aisselles, autour du cou et à l’aine)
- Retrait immédiat de toute tique découverte

Quand consulter en urgence vétérinaire ?
Consultez sans attendre votre vétérinaire ou une clinique d’urgence si votre animal présente, dans les jours suivant une exposition à des parasites :
- Fièvre brutale, grande faiblesse, effondrement
- Urines anormalement foncées (rouge, marron) chez le chien
- Pâleur des muqueuses (gencives blanches ou jaunes)
- Difficultés respiratoires
- Gonflement de la tête ou du museau (réaction allergique à une piqûre)
Vétérinaires 2 Toute Urgence : présents 7j/7, nuits, week-ends et jours fériés
Nos 16 cliniques d’urgence vétérinaire sont ouvertes toutes les nuits, tous les week-ends et tous les jours fériés. Si votre animal présente l’un des signes décrits dans cette fiche, n’attendez pas.
Contactez-nous au 09 70 24 70 24 ou rendez-vous directement dans la clinique d’urgence la plus proche de chez vous.
QUE FAIRE EN CAS D'URGENCE VÉTÉRINAIRE ?
Clinique d'urgence vétérinaire
Clermont-Ferrand
1 rue Roland Moreno,
63100 Clermont-Ferrand
04 88 60 20 50
Clinique d'urgence vétérinaire
Dardilly Lyon Nord
12 chemin des Hirondelles,
69570 Dardilly
04 27 04 00 27
Clinique d'urgence vétérinaire
Montpellier
137 rue Claude Balbastre,
34070 Montpellier
04 67 45 46 84
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Marseille
227 route des 3 Lucs à la Valentine,
13011 Marseille
04 91 13 44 44
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Aix-en-Provence
35 rue Émilien Gautier
13290 Aix-en-Provence
04 42 82 13 13
Nos cliniques vétérinaires de garde
Nos 16 cliniques d’urgence vétérinaire situées à Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Biarritz, Avignon, Nîmes, Aix-en-Provence, Toulon, Saint-Étienne, Dardilly, Rennes, Clermont-Ferrand, Rouen, L’Isle-Adam et Lille sont ouvertes toutes les nuits, les week-ends et les jours fériés. Elles assurent une prise en charge rapide de votre animal, 365 jours par an.








































